Avant de prendre sa retraite, il faut la « liquider » et pour cela engager un ensemble d’opérations (...)
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Développement durable - 06/02/2009
Oh que oui ! Une mince couche de gaz, l’atmosphère, nous protège et nous permet de vivre. Depuis notre arrivée sur terre, nous utilisons comme énergie le flux solaire, inépuisable. Depuis deux siècles, nous tapons dans le stock, épuisable et dangereux pour la couche qui nous protège.
La Terre depuis 4,6 milliards d’années tourne avec ses camarades planètes autour de notre petite étoile un peu perdue au bout de la Voie Lactée. Le Soleil les contraint à tourner autour de lui en se servant de la force de gravité (qui attire aussi la goutte de sauce vers le pantalon ou la jupe...).
En contrepartie de cet asservissement, notre cher Phébus nous arrose de son énergie. Ce dieu du soleil nous assure que lors de sa longue agonie il nous incinèrera gratuitement. Certes l’échéance est lointaine : cinq milliards d’années parait-il, et d’ici là les conditions peuvent changer !
Pour l’instant, nous sommes à huit minutes-lumière, soit environ à 150 millions de Km d’un réacteur nucléaire de fusion (bombe H à feux continu), sans confinement ! Nous ne sommes ainsi que la moitié du temps sous le radiateur, à l’échelle annuelle s’entend : 6 mois de nuit aux pôles, 12 heures de jour à l’équateur.
Tout cela serait « invivable ». Mais heureusement nous disposons, chose fort rare dans l’univers, d’une mince couche de gaz. Si la Terre avait un diamètre d’un mètre, l’atmosphère serait de l’ordre de 4 mm !
Elle est tout à la fois :
un écran de protection contre les radiations nocives grâce, entre autres, à
la fameuse couche d’ozone ;
une serre permettant de capter et de conserver une bonne part de l’énergie
de notre bon Soleil, notre fournisseur essentiel d’énergie… ;
une incroyable machine thermodynamique utilisant l’énergie solaire pour
pomper l’eau, la rendre douce, la répartir
par la pluie et la neige puis, jouant de
la force de gravité, la faire circuler en
utilisant les écarts de température qui
favorisent les « courants d’air ».
Tout cela a permis le développement d’une toute petite couche de moisissures : la biosphère, le vivant. Vous vous souvenez de Charlot en Dictateur jouant avec un gros ballon représentant la Terre.
Et bien, à cette échelle, la Terre aurait un diamètre d’un mètre, l’atmosphère serait de l’ordre de 4 mm. Alors imaginez la couche du vivant !
Il y a 200 000 ans, très vite après son apparition sur terre, l’homme s’aperçoit que l’énergie améliore considérablement sa vie : par exemple le feu de bois à l’entrée de la grotte. Aussi va-t-il pendant des siècles s’efforcer de perfectionner les méthodes d’utilisation du « flux solaire » et de l’atmosphère.
Pour cela il va utiliser :
ses congénères : par la guerre pour se trouver des esclaves, puis le tribunal
pour avoir des rameurs pour les galères (mais aussi le pousse-pousse et le vélo
taxi pour les retraités écolos…) ;
les animaux pour labourer, se déplacer : le cheval (aristo) ou l’âne (prolo)
pour transporter les hommes et les
marchandises ;
les chutes d’eau par la création de biefs ;
la force du vent par les moulins ;
la biomasse avec la cheminée et la
cuisinière à bois à foyer fermé ;
le vent, encore, pour explorer la petite
planète bleue grâce à la voile et aux
cordes végétales.
Ainsi, nos ancêtres ont vécu sur l’utilisation du « flux solaire » et de son exploitation rendue possible par la présence de la célèbre atmosphère.
Et puis il y a 200 ans, au début du XIXe, le flux ne suffi t plus : l’esclavage est contesté ; le bois devient rare ; le transport maritime à voile des marchandises et des hommes, reste marginal. Et la machine à vapeur vint sur les rails (et les océans) et nous fit passer de l’énergie de flux à celles de stocks (charbon, pétrole, gaz, uranium) en laissant des héritages de plus en plus inquiétants pour l’avenir et l’atmosphère. À suivre.