Les hausses de pensions sont fixées à +2,1% aux retraites de base et aux régimes spéciaux (dont celui des (...)
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01/04/2012 - Bon à savoir
Les hausses de pensions sont fixées à +2,1% aux retraites de base et aux régimes spéciaux (dont celui des (...)
Guide - Fiche recommandée
Avant de prendre sa retraite, il faut la « liquider » et pour cela engager un ensemble d’opérations et de démarches administratives pour déterminer le montant de la pension, en fonction des droits ouverts durant la période d’activité salariée. Une étape cruciale car elle est généralement irréversible.
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Retraites Sécu : Fiche 19
La pension de vieillesse dépend de la durée d’assurance au régime général, du taux de liquidation et du salaire annuel moyen. Le salaire annuel moyen est la moyenne de tous les salaires annuels pris en compte. On ne retient que les salaires des 25 meilleures années.
Le montant de la pension de vieillesse est déterminé en fonction de plusieurs éléments :
la durée d’assurance au régime général (fiche précédente) ;
le taux (fiche précédente) ;
le salaire annuel moyen (cette fiche) ;
la durée de référence, ou d’assurance maximum requise (ci-dessous).
Le montant de la retraite est un pourcentage (taux de liquidation) du salaire de référence (salaire annuel moyen), et proportionnel au temps validé. Il se calcule selon la formule suivante : T x SAM x Durée d’assurance RG / Durée d’assurance requise Sachant que : T = taux ; SAM = salaire annuel moyen ; Durée d’assurance RG = nombre de trimestres validés au régime général (limitée à la durée maximum selon année de naissance) ; Durée d’assurance = nombre de trimestres requis selon l’année de naissance tous régimes confondus.
Bon à savoirChoisir le moment
La demande de liquidation de la retraite peut être demandée à n’importe quel moment. Pourtant en fonction de la carrière, il peut être plus intéressant de choisir le moment. Généralement au premier janvier pour bénéficier d’une année complète.
Chaque salarié a un compte individuel. Les cotisations versées chaque année sont reconstituées en salaire puis enregistrées sur ce compte individuel pour leur valeur du moment. Le total forme le salaire annuel porté au compte.
Les cotisations sont calculées au taux obligatoire sur les rémunérations brutes perçues. Ces salaires sont pris en compte dans la limite du salaire plafond de sécurité sociale. Certaines catégories de salariés cotisent sur une assiette forfaitaire ou sur un taux particulier en raison de leur activité ou de leur rémunération.
L’assiette des cotisations comprend toutes les rémunérations versées en contrepartie d’un travail : les salaires, les indemnités de congés payés, les gratifications, les pourboires, les primes, les avantages en nature. Depuis avril 1995 les prestations familiales complémentaires sont aussi intégrées dans l’assiette.
Ne sont pas prises en compte dans l’assiette :
les sommes versées à la rupture du contrat de travail ;
les frais professionnels (frais de repas, indemnités de panier) ;
les abattements pour frais professionnels ;
les prestations familiales ;
les indemnités de licenciement et de mise à la retraite par l’employeur.
Les fonctionnaires qui exercent en même temps et à côté une activité salariée relevant du régime général ne cotisent pas à l’assurance vieillesse. Ils n’ont donc pas droit au régime général de retraite pour cette activité. En revanche, leurs employeurs paient l’intégralité de la part employeur des cotisations.
Au moment de la liquidation de la pension, chaque salaire annuel porté au compte est actualisé par application d’un coefficient de revalorisation. Ce coefficient intègre les taux successifs de revalorisation fixés par les pouvoirs publics.
Les cotisations et salaires servant de base au calcul des pensions sont revalorisés chaque année par application d’un coefficient annuel de revalorisation. Depuis 1988, le taux de revalorisation du salaire porté au compte est le même que le taux de revalorisation des pensions de retraite.
Au final, c’est l’addition des coefficients annuels qui donne un coefficient unique par année. Par exemple, en 2009, l’année 1961 est affectée du coefficient 18,454 : ce qui signifie que ce salaire est multiplié par 18,454. Ce coefficient de revalorisation va évidemment en diminuant au fur et à mesure que l’on se rapproche de la période de la liquidation. Ainsi, en 2009, le salaire de 2000 est affecté du coefficient 1,158.
Depuis 1988, sauf exception, les salaires reportés au compte sont revalorisés comme les prix et non comme les salaires. Cette indexation sur les prix revient à supprimer pour le calcul de la pension une partie des améliorations de pouvoir d’achat obtenues au cours de la carrière. Cette indexation sur les prix conduit à une baisse progressive du taux de remplacement. C’est la principale « économie » ou réduction des besoins de financement du régime général pointée par tous les experts.
Après avoir revalorisé chaque salaire annuel inscrit dans le compte individuel, on examine les montants de chaque salaire annuel de la carrière. On ne retient que les 25 meilleurs salaires annuels (moins pour ceux nés avant 1948 : voir tableau).
Ces 25 meilleurs salaires annuels sont pris isolément. Ils ne sont ni forcément les derniers, ni forcément les salaires annuels directement successifs. Si l’assuré n’a pas cotisé 25 ans, toutes ses années sont retenues. Les salaires de l’année de liquidation de la pension ne sont pas pris en compte pour le calcul du SAM.
On additionne les salaires annuels sélectionnés et on divise par le nombre d’années retenues, 25 maximum. Cette moyenne des meilleurs salaires annuels donne le salaire annuel moyen (SAM). C’est sur cette base que sera calculé le montant de la pension.
Bon à savoirUn trimestre au moins
Ne rentrent dans les salaires annuels susceptibles de déterminer le Sam que les salaires annuels qui ont donné lieu à la validation d’au moins un trimestre, sauf la dernière année incomplète où ils sont « négligés ». Un départ le 1er janvier amène à considérer l’année précédente comme complète, donc prise en compte.
Tableau 1. Nombre d’années retenues pour le Sam
Sam = salaire annuel moyen
| Date de naissance | Nombre d’années |
|---|---|
| 1944 | 21 |
| 1945 | 22 |
| 1946 | 23 |
| 1947 | 24 |
| 1948 | 25 |
Dénoncée par la CFDT depuis longtemps, le SAM était calculé avant 2004 dans chaque régime. Prenons un exemple pour mieux comprendre. Un salarié cotise au régime agricole (MSA) 15 ans en travaillant dans une coopérative agricole de yaourts puis il change d’entreprise et devient agent de maîtrise. Étant devenu salarié d’une entreprise privée de yaourts, il passe au régime général pendant 25 ans. Chaque régime lui compte séparément les meilleures années : soit 15 dans la MSA et 20 dans le régime général (car né en 1943). Au total ce sont 35 ans de salaires qui étaient pris en compte et en particulier les petits salaires du début de la carrière.
La réforme de 2003 améliore la situation des salariés ayant cotisé au régime général et dans un des régimes alignés sur le régime général (voir encadré). Pour ces pluri-pensionnés, les meilleures années sont prises en compte au prorata de la durée d’assurance dans chaque régime. Bien que la CFDT l’ait demandé, y compris en 2008, cela ne concerne pas ceux relevant des régimes ayant d’autres modes de calcul comme les régimes spéciaux.
Pour le calcul, on totalise les trimestres acquis dans chaque régime, même s’ils se superposent. Le nombre d’années retenues est égal à : Nombre d’années retenues X Durée d’assurance au RG réelle / Durée d’assurance tous régimes Le résultat obtenu est arrondi au nombre le plus proche, sans pouvoir être inférieur à 1.
Prenons un autre exemple. Un salarié né en 1950 a cotisé 172 trimestres dont 126 au régime général et 46 à la MSA. Le nombre de salaires annuels pour déterminer le SAM sera de 18 années pour le régime général (25 x 126 / 172 = 18) et de 7 années pour la MSA (25 x 46 / 172 = 7). Cette mesure apparemment anodine augmente fortement la pension des salariés concernés.
Régimes alignés pour le calcul du SAM
Le nombre d’années retenues pour le calcul du salaire annuel moyen (SAM) tient compte de la durée d’assurance à chacun des régimes suivants :
régime général ;
régime des salariés agricoles ;
régime des artisans ;
régime des commerçants.
Dernier paramètre de calcul indiqué au point 1 ci-dessus, la durée d’assurance de référence. En effet, la pension est proportionnelle à la durée d’assurance dans le seul régime général. Cette durée d’assurance est rapportée à la durée d’assurance maxi requise en fonction de la génération, tous régimes de base confondus. Cette durée d’assurance maximum prise en compte varie selon l’année de naissance du salarié (voir tableau).
Pour mieux comprendre, voici un exemple. Antoine, né en 1950, demande la liquidation de sa pension en 2010. Il a une carrière de 120 trimestres dans le régime général mais a plus de 162 trimestres tous régimes confondus. Son taux sera donc de 50%. Son SAM est de 16 500 €. Sa pension sera égale à : 50% x 16 500 x 120 / 162 = 6 111 € an soit 509 € par mois. On remarquera que 120 exprime la règle proportionnelle et 162 correspond au nombre de trimestres liés à son année de naissance.
En dessous d’un certain montant revalorisé comme les pensions (145,07 € en janvier 2009), la retraite est remplacée par un versement forfaitaire unique égal à 15 fois le montant annuel de la retraite.
Si le taux est de 50% du Sam, la pension calculée ne sera pas inférieure à un minimum. Dans tous les cas, la pension de base est comparée à un maximum. Ces deux situations sont décrites dans la fiche suivante.
Tableau 2. Durée d’assurance de référence retenue La durée d’assurance maximum prise en compte pour le calcul de la pension s’est alignée sur la durée d’assurance requise pour pouvoir partir à 60 ans.
| 152 trimestres pour ceux nés en 1944 |
| 154 trimestres pour ceux nés en 1945 |
| 156 trimestres pour ceux nés en 1946 |
| 158 trimestres pour ceux nés en 1947 |
| 160 trimestres pour ceux nés en 1948 |
| 161 trimestres pour ceux nés en 1949 |
| 162 trimestres pour ceux nés en 1950 |
| 163 trimestres pour ceux nés en 1951 |
| 164 trimestres pour ceux nés en 1952 |
| 165 trimestres pour ceux nés en 1953 et 1954 |
| 166 trimestres pour ceux nés en 1955 |