Avant de prendre sa retraite, il faut la « liquider » et pour cela engager un ensemble d’opérations (...)
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07/01/2012 - Bon à savoir
Avant de prendre sa retraite, il faut la « liquider » et pour cela engager un ensemble d’opérations (...)

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Développement durable - 27/09/2011
La CFDT a toujours été opposée au tout nucléaire. Nous savons que les énergies fossiles réchauffent la planète et qu’elles s’épuisent. Conséquence logique, les énergies renouvelables sont notre avenir, surtout pour la production d’électricité.

En matière d’énergie nucléaire, à travers la catastrophe de Fukushima au Japon, la démonstration tragique que le risque zéro n’existe pas est établi. Et l’on reparle du traitement des déchets radioactifs, de l’entretien des centrales et de leur démantèlement.
Les industriels, les usagers et les politiques doivent se poser la question : faut-il poursuivre l’aventure nucléaire ? Cette question mérite un débat national. Et sachant que l’énergie est indispensable à notre économie, à notre vie, sachant que les énergies d’origine fossile sont en voie d’extinction et polluantes, comment trouver d’autres solutions de remplacement ? Une des réponses préconisée concerne les énergies renouvelables.
En effet, un des moyens de lutte contre le réchauffement climatique consiste à utiliser les énergies renouvelables pour la production d’électricité. Ces dernières n’engendrent pas ou peu de déchets ni d’émission polluantes. Elles luttent contre l’effet de serre, sont inépuisables et génèrent des emplois.
Bien moins polluantes que les énergies fossiles (énergie produite à partir de roches issues de la fossilisation des êtres vivants : pétrole, gaz, charbon), le soleil, la force du vent, les mouvements de l’eau, la chaleur terrestre et les végétaux fournissent des « énergies propres ». On les appelle aussi énergies vertes. Inépuisables à l’échelle des civilisations humaines, elles se régénèrent en permanence : ce sont les énergies renouvelables.
Les raisons de développer ces énergies sont nombreuses :
pour limiter l’émission de gaz à effet de serre ;
pour gérer la raréfaction inéluctable des combustibles fossiles en limitant l’augmentation prévisible du coût de production et contrôler un contexte géopolitique international difficile ;
pour améliorer l’indépendance énergétique de la France et de l’Europe, en diversifiant les modes de production d’énergie ;
pour décentraliser la production électrique sur tout le territoire français, accroître l’utilisation des ressources naturelles régionales, générer des emplois locaux et réduire la perte d’énergie en limitant le transport ;
pour renouveler et moderniser le parc de production d’électricité français.
Le 9 mars 2007, les 27 états membres de l’Union européenne s’accordent sur l’objectif d’atteindre en 2020 un niveau de 20% d’énergies renouvelables.
L’énergie solaire est l’énergie du soleil par son rayonnement, directement à travers l’atmosphère.
Sur terre, l’énergie solaire est à l’origine du cycle de l’eau, du vent et de la photosynthèse créée par le règne végétal, dont dépend le règne animal via les chaînes alimentaires. L’énergie solaire est donc à l’origine de toutes les énergies sur terre à l’exception de l’énergie nucléaire, de la géothermie et de l’énergie marémotrice.
L’homme utilise l’énergie solaire pour la transformer en d’autres formes d’énergie : énergie alimentaire, énergie cinétique, énergie thermique, électricité ou biomasse, par extension l’expression « énergie solaire » est souvent employée pour désigner l’électricité ou l’énergie thermique obtenue à partir de cette dernière.
Dans l’espace, l’énergie des photons peut être utilisée, par exemple pour propulser une voile solaire.
L’énergie hydraulique. La force des cours d’eau et des chutes d’eau est transformée en électricité, c’est l’hydroélectricité. Elle fournit près de 5 % de l’électricité produite en France. Sur le littoral, l’énergie des marées est elle aussi exploitable, dans les centrales hydrauliques marémotrices.
L’énergie éolienne. Cette énergie verte est assez capricieuse puisqu’elle dépend de la force des vents, mais elle est promise à un bel avenir. Dans certaines régions de France et dans certains pays, l’énergie éolienne entre pour une part non négligeable dans la production d’électricité : le Danemark est le champion du monde.
L’énergie solaire. Les capteurs des panneaux solaires recueillent l’énergie lumineuse du soleil et la transforment en énergie électrique ou thermique.
L’énergie géothermique. La chaleur des profondeurs terrestres remonte vers la surface et, dans certaines zones, le flux est assez important pour produire du chauffage, individuel ou urbain. Les sources d’eau chaude sont utilisées dans les régions à fort volcanisme, comme en Islande.
La biomasse. Littéralement, le terme « biomasse » fait référence à la matière vivante, animale ou végétale. En tant qu’énergie renouvelable, il s’agit du bois et de l’ensemble de la végétation : c’est l’énergie verte par excellence, bien que sa combustion produise des gaz à effet de serre. L’énergie de la biomasse s’obtient par combustion directe ou par conversion en biocarburants.
Les autres énergies propres. Le solaire thermique capte l’énergie solaire et la transforme en chaleur pour alimenter en eau chaude et chauffage les logements individuels et collectifs. Les biocarburants produits à partir de plantes se substituent à l’essence et au diesel.
L’exploitation des énergies renouvelables s’effectue à des niveaux différents. En 2010 et début 2011, un plan de parc éolien français a été lancé (600 éoliennes lancées au 2e trimestre 2011).
Edmond Pestel
Forte progression des éoliennes dans le monde
Le développement de l’énergie éolienne est extrêmement rapide dans certains pays. La puissance installée mondiale a augmenté de 28,5% entre 2008 et 2009 avec des taux de croissance supérieurs à 100% dans cinq pays (Tunisie : +170% ; Chine : +107%).
Au début de l’année 2009, on estimait à près de 121 gigawatts la puissance totale installée de l’ensemble des éoliennes à travers le monde. Le pays possédant la plus grande puissance éolienne installée était les Etats-Unis (25,4 gigawatts début 2009) suivi de l’Allemagne (23,9), l’Espagne (16,7), la Chine (12,2), l’Inde (9,6) et loin derrière, l’Italie (3,7) et la France (3,4). La Belgique arrive en 22e position (0,4).
En puissance éolienne installée par habitant, le Danemark arrive en tête (600 watts par habitant), suivi de l’Espagne (425), l’Allemagne (292), l’Irlande (284) et le Portugal (283). Devançant largement les Pays-Bas (140), l’Autriche (124), la Nouvelle-Zélande (117) et la Suède (114). Les Etats-Unis arrivent en 12e position (89), la France en 18e position (56), la Belgique en 20e (38) et la Chine à la 33e place (9,5).