Avant de prendre sa retraite, il faut la « liquider » et pour cela engager un ensemble d’opérations (...)
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07/01/2012 - Bon à savoir
Avant de prendre sa retraite, il faut la « liquider » et pour cela engager un ensemble d’opérations (...)

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Solidarité - 20/03/2009
La fédération des entreprises nouvelles vers l’insertion économique (Envie), créée en 1989, regroupe 48 entreprises. Elle propose 900 postes d’insertion à temps plein aux 1 400 personnes accueillies chaque année. Louis Allard, ancien secrétaire général de l’Union régionale CFDT des Pays de la Loire, est président d’Envie Anjou.
Fil Bleu. En 1984 naissait à Strasbourg la première association « Envie », fruit d’une collaboration entre militants d’Emmaüs, travailleurs sociaux et distributeurs de l’électroménager. « Produire » de l’insertion sociale et professionnelle. Qu’est-ce à dire ?
Louis Allard. Notre mission est de permettre à des personnes en grande difficulté, chômeurs de longue durée, Rmistes, de retrouver un travail et leur place dans la société. Pour cela, l’entreprise s’appuie sur une activité économique : collecte, rénovation et vente d’appareils électroménagers d’occasion, garantis un an. Les salariés en insertion sont recrutés en contrat à durée déterminée d’une durée maximum de deux ans, à 35 heures, rémunérés au Smic. Gérer un nouveau rythme de vie, entrer dans une dynamique d’apprentissage, atteindre une production de qualité, acquérir des compétences professionnelles, résoudre les différents freins à l’emploi, construire un projet pour l’après-Envie, nécessitent des efforts importants. Pour cela, le personnel encadrant a pour fonction d’aider chacun à surmonter ses difficultés. Un programme de formation, construit avec l’AFPA, sanctionné par des attestations de compétences professionnelles, complète ce parcours individualisé.
L’insertion a un coût. Comment se présentent les comptes de l’entreprise ?
L’équilibre d’Envie Anjou repose sur deux modes de ressources financières : son activité économique qui représente entre 70 et 75% de son budget ; les prestations sociales d’insertion de l’État, du conseil général, les actions de formation. L’attribution de ces prestations est conditionnée à des critères mesurables : sur-encadrement, accompagnement socioprofessionnel, rotation du personnel, volume et nature des formations. L’insertion est un investissement rentable pour la collectivité. Pour 1€ investi par l’État, Envie Anjou réinjecte 6,80€ dans l’économie régionale. Rémunérer un salarié en insertion coûte trois fois moins qu’indemniser un chômeur.
Quels sont vos clients et vos relations avec les grandes enseignes ?
Tout habitant peut devenir client d’Envie Anjou. Cependant, notre communication se fait en priorité auprès de tous les lieux les plus fréquentés par les personnes à faible revenu. Depuis trois ans, nous éditons un « petit journal » à destination de nos clients afin de mieux leur faire partager notre pratique du développement durable : social, économie, environnement. Les relations avec les grandes enseignes sont très bonnes puisque nous collectons chez elles régulièrement les appareils en fin de vie, dans le cadre de l’application de la directive européenne sur les déchets d’équipements électriques et électroniques.
Quel bilan tirer des quinze ans d’existence d’Envie Anjou et de tes neuf années de présidence ?
C’est un bilan très positif. Deux cent personnes ont retrouvé le chemin de l’emploi, 34 000 appareils ont été rénovés et vendus. De 1 550 appareils produits chaque année, nous sommes passés à plus de 3 000. Une deuxième entreprise, spécialisée dans la logistique et le démantèlement, a vu le jour. Un nouveau service de dépannage vient d’être créé, répondant à une forte demande. De dix-neuf salariés en 1994, le site Envie est passé à plus de cinquante. Une belle réussite.