L’ouverture des frontières, une mobilité de plus en plus facile et importante, amène les salariés à effectuer de plus en plus souvent une partie de leur activité hors de l’hexagone. Depuis les années 70, l’Union européenne s’efforce d’assurer la prise en compte des droits à la protection sociale des citoyens européens dans un pays membre autre que leur pays d’origine.
Tout État membre de l’Union européenne dans lequel une personne a été assurée verse une pension de vieillesse lorsque l’intéressé atteint l’âge de la retraite. Cette règle européenne s’inscrit dans la volonté de favoriser la libre circulation des travailleurs (garantie par traité). À cet effet, l’Union européenne s’est dotée de règlements qui rendent compatibles les régimes de sécurité sociale des différents États membres. Ces règlements s’appliquent aux 25 États membres de l’Union, ainsi qu’aux trois États de l’association européenne de libre échange (Islande, Liechtenstein, Norvège) et à la Suisse. Ils couvrent tous les domaines de la protection sociale.
L’activité salariée s’est exercée dans un pays situé hors de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou de la Suisse, et dans ce cas la situation du salarié dépend de deux situations possibles : la France a signé une convention avec ce pays ou n’en a pas signé.