Les hausses de pensions sont fixées à +2,1% aux retraites de base et aux régimes spéciaux (dont celui des (...)
Lettre d'infos, abonnez-vous !
01/04/2012 - Bon à savoir
Les hausses de pensions sont fixées à +2,1% aux retraites de base et aux régimes spéciaux (dont celui des (...)

Bienvenue dans notre site à ceux qui le découvrent, par un moteur de recherche bien souvent. Notre objectif est de vous informer, retraités et salariés proches de la retraite. Vous informer sur le syndicalisme retraité, et sur celui de la CFDT en particulier. Vous informer sur notre action comme sur vos droits. Les retraités ont des droits à faire valoir, des revendications à faire aboutir. Le syndicalisme CFDT des retraités est l’outil de ces actions. Rejoignez-nous !
Indépendante de tous les partis, la CFDT ne donne pas de consigne de vote en vue de la présidentielle. Ce choix de l’autonomie face au pouvoir politique ne l’empêche pas de participer au débat public afin d’imposer ses idées et d’éclairer le choix des électeurs.
Lisez la suite de l’article : La CFDT active dans la campagne
Vous pouvez aussi donner votre avis dans le forum sous l’article.
Vous vous posez des questions sur la « dispense de recherche d’emploi » ? Lisez cet article : Fin programmée de la dispense de recherche d’emploi et celui-ci : Dispense de recherche d’emploi.
Vous êtes nombreux à poser des questions sur l’indemnité de départ en retraite. Lisez notre article Indemnité de départ à la retraite
La CFDT Retraités vous conseille de préparer votre retraite de deux façons :
estimez le montant futur de votre ou vos retraites comme indiqué dans cet article,
vérifiez vos droits avec notre Guide des retraites et ses 59 fiches.
Dans toute la métropole, nos militants renseignent et conseillent les adhérents CFDT. Les coordonnés sont dans l’annuaire.
Vous êtes ici : Accueil du site > Actualités > Positions > Actu revendicative > Attention au projet modifiant la tarification des Ehpad
Maisons de retraite - 03/11/2009
Des projets gouvernementaux modifiant la tarification des Ehpad ont été adressés aux professionnels de la prise en charge des personnes âgées. Les organisations syndicales de retraités, qui ont cependant un rôle représentatif, ont été ignorées. La CFDT Retraités a analysé cette réforme.
Les projets modifiant la tarification des Ehpad ne modifient pas le principe de la tarification ternaire en vigueur depuis 2001. Ils envisagent de changer le contenu et les modalités de fixation des trois parties de cette tarification. Il est prévu que les nouvelles dispositions prennent effet à compter du 1er janvier 2010 après publication de plusieurs décrets. Soit des décrets en Conseil d’État pour les changements de tarification de la dépendance et des soins ; soit des décrets simples pour la tarification de l’hébergement. Un régime transitoire est annoncé pendant la durée des conventions tripartites actuellement en cours.
A noter aussi l’éventualité d’un assujettissement à la TVA des tarifs d’hébergement. Cette possibilité peut choquer car elle renforcerait le caractère commercial de ces prestations mais cela ne conduirait pas nécessairement à une augmentation des tarifs réels par le jeu de la récupération de cette taxe en amont.
Le financement des soins de santé se ferait sur la base d’un forfait global en fonction du groupe moyen pondéré soins (GMPS). La valeur du point sera fixée par arrêté ministériel.
Ce forfait financerait les psychologues précédemment pris en charge dans le tarif dépendance. On peut s’interroger sur la logique qui est à l’origine de cette proposition car l’action des psychologues ne relève pas du domaine sanitaire en première analyse. Mais les psychologues sont effectivement pris en charge dans le budget des hôpitaux et dans ceux des établissements médico-éducatifs financés par l’assurance maladie tels que les instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques (ITEP) et les instituts de rééducation (IR).
Il serait prévu de supprimer le droit d’option entre tarif global et tarif partiel. Seul subsisterait le tarif global incluant les médicaments, les actes infirmiers, les actes médicaux et les actes de laboratoires et d’imagerie.
Ce financement risque d’être limité par les contraintes de l’Ondam médicosocial. Aucune garantie n’est donnée sur son évolution. Les conséquences d’une limitation probable seront accentuées par la prise en charge des psychologues.
Ces projets indiquent clairement que le secteur des Ehpad tend à être géré de plus en plus comme le secteur sanitaire.
Le financement de la prise en charge de la dépendance se ferait sur la base d’un forfait décidé par le conseil général en fonction du GIR moyen pondéré (GMP). Ces forfaits incluraient les frais d’animation et de soutien social précédemment pris en charge dans le tarif hébergement.
Le coût des aides soignantes (AS) et des aides médico-psychologiques (AMP) est actuellement réparti à 70% sur les soins et à 30% sur la dépendance. Il pourrait être modifié dans les limites des forfaits globaux accordés. Il est à craindre que cette souplesse revienne à charger les tarifs dépendance et donc indirectement la charge à payer par les résidents.
Les disparités de tarifs entre départements sont maintenues et risquent même d’être accrues.
Cette pratique de la dotation globale est déjà en vigueur dans certains départements. Reste le problème de la participation des usagers à ces frais : limitée au tarif des GIR 5 et 6, application d’un ticket modérateur en fonction des revenus… ? De plus, cette nouvelle étape officialiserait la fin probable d’une allocation personnalisée en établissement au profit d’une dotation globale. L’APA pourrait alors ne plus être attribuée qu’aux personnes restées à leur domicile.
Les modifications envisagées reposent essentiellement sur les points suivants :
passage d’une gestion administrée des tarifs d’hébergement (approbation a priori des budgets et donc des tarifs par le conseil général) à une gestion contrôlée a posteriori ;
possibilité de fixation libre des tarifs pour les personnes ne relevant pas de l’aide sociale avec une évolution annuelle analogue à celle possible dans les établissements privés commerciaux et contrôlée par les services de la concurrence et des fraudes ;
fixation de tarifs distincts par les conseils généraux pour les bénéficiaires de l’aide sociale.
On peut craindre que ces orientations conduisent à une augmentation des tarifs d’hébergement, en particulier par la limitation des tarifs soins et dépendance et par les souplesses introduites dans la répartition des charges entre les trois volets des budgets. Il risque d’y avoir une sélection préférentielle des résidents dits « payants » lors des admissions dans les établissements.
De plus, ce système introduirait des disparités de tarifs :
entre départements ;
entre résidents bénéficiaires de l’aide sociale et les résidents dits « payants » ;
entre les résidents payants suivant leur date d’entrée dans l’établissement car l’encadrement annuel des prix ne concerne que les résidents déjà entrés et non ceux qui entrent.
Le gouvernement tente actuellement de calmer le jeu en donnant des assurances sur son opposition à l’augmentation des tarifs. Peut-on se fier à ces garanties dans le temps alors que les risques sont réels. Il n’est pas sûr que la version définitive des décrets reprenne toutes les dispositions contenues dans les projets de décrets. Mais comme les décrets peuvent être publiés sans débat, il faut être vigilant et clair par rapport à nos exigences dès maintenant.
Les références à partir desquelles nous conduisons notre analyse sont les suivantes :
la nécessité de la prise en compte des besoins réels des personnes hébergées ;
le souci de services de qualité : conditions matérielles, encadrement suffisant et de qualité… ;
la réponse à apporter au montant croissant du coût restant à charge des résidants ou de leur famille ;
la volonté d’une égalité territoriale ;
la lutte contre les disparités.