Avant de prendre sa retraite, il faut la « liquider » et pour cela engager un ensemble d’opérations (...)
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07/01/2012 - Bon à savoir
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CFDT Retraités
Avoir 100 ans tout en étant syndiqué depuis 82 ans, ce n’est pas fréquent !
Né le 1er novembre 1908, Henri Brugier, va l’école à Paris. Ses parents, nés à Laguiole, y tiennent un café. Grâce aux conseils des clients du café, il a le choix entre : la questure du Sénat : on lui conseille mais il ne connait pas de Sénateur ; la police : six mois de formation à faire la circulation aux différents carrefours de Paris ne l’enchante pas ; et les PTT.
Muni du brevet élémentaire et ayant réussi au concours en mars 1926, il entre aux PTT comme télégraphiste. Sur 4 000 candidats, 80 seulement seront reçus, dont Henri. Il porte le numéro 13, pour lui heureuse prédestinée.
Henri se syndique, grâce à un copain, à la CFTC. Aux PTT, ils ne sont pas nombreux face à la CGT !
N’étant pas bien payé, il fait un deuxième petit boulot à Paris qui lui permettra de rencontrer Mistinguett.
En 1937 il est muté à Nantes avec sa femme et ses deux enfants. Pendant la guerre 39/45, il pratique son métier du civil : télégraphiste. La majorité de sa carrière sera vouée au télégraphe. La naissance de son quatrième enfant lui permet d’être renvoyé à la maison. Henri aura avec sa charmante épouse 13 enfants !
En 1945 débutent, aux PTT, des cours de formation pour le personnel. Il assiste assidûment à cette formation. D’ailleurs, il terminera sa carrière comme inspecteur principal en 1969.
Après la guerre, la CFTC prend de l’ampleur aux PTT. En 1964, si Henri milite pour la CFTC telle qu’il l’a connue, il reste à la CFDT. Il sera durant sa carrière secrétaire et trésorier du syndicat. Ses enfants l’aident en remplissant les cartes d’adhérents.
Lorsque vous lui posez la question : « Vous allez avoir 100 ans dans quelques jours et vous êtes toujours adhérent, pourquoi ? » Il répond fortement, avec un regard qui en dit long : « la fidélité » !
Puis doucement et avec un très large sourire : « Il faut bien que les syndicats vivent ». Nous en sommes certains, Henri cotisera encore longtemps pour ce syndicat dont il est très fier : la CFDT.