Les hausses de pensions sont fixées à +2,1% aux retraites de base et aux régimes spéciaux (dont celui des (...)
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01/04/2012 - Bon à savoir
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Etude - 01/02/2008
Dans une étude de l’Insee sur l’évolution du système socio-fiscal français entre 1996 et 2006, nous retenons que les inégalités de niveau de vie (revenu par unité de consommation du ménage) stagnent depuis 2002. Une situation qui tranche avec la période 1996-2002, marquée par la baisse continue des inégalités de niveau de vie et de la pauvreté monétaire.
En 2005, 7,1 millions de personnes vivent en deçà du seuil de pauvreté (60% du niveau de vie médian tel que retenu par Eurostat, équivalents à 817 € par mois), soit 12,1% de la population. De 1996 à 2002, leur part dans la population a baissé de 13,5% à 12%.
Les 10% de personnes les plus modestes en 2005 disposent d’un niveau de vie inférieur à 780 € par mois, tandis que les 10% les plus aisées ont un niveau de vie supérieur à 2 450 € mensuels. Le rapport entre les niveaux de vie de ces deux populations est passé de 3,35 en 1996 à 3,21 en 2002, puis se stabilise depuis cette date autour de 3,15.
En 2006, le niveau de vie moyen des ménages s’établit à 21 580 € annuel, avant redistribution. Après le jeu des prélèvements (cotisations, CSG, impôts) et des redistributions (logement, famille, etc.), il passe à 19 220 €.
Les prélèvements pris en compte servent non seulement à financer des prestations contribuant à la redistribution, mais aussi à financer certains biens publics, comme par exemple les dépenses d’éducation au travers de l’impôt sur le revenu.
Les prélèvements sont concentrés dans le haut de l’échelle tandis que les prestations bénéficient davantage aux plus modestes. Ainsi, pour les 20% de ménages les plus aisés, le système socio-fiscal ampute leur niveau de vie de 22%, ce dernier passant de 44 270 € à 34 540 €. En revanche, le niveau de vie des 20% les plus pauvres est augmenté de 40% par le système de redistribution : il passe de 6 980 € à 9 760 €.
Le système socio-fiscal affecte moins les personnes situées entre ces deux tranches de niveau de vie, mais ces derniers voient leur niveau de vie baisser entre 0,4 % et 13,3 % selon leur niveau de vie.
Au total, le système redistributif continue donc de réduire les inégalités de niveau de vie, l’impôt sur le revenu y concourant pour 31% et les prestations familiales pour 28%.
Source : Insee, « France, portrait social », édition 2007.