Avant de prendre sa retraite, il faut la « liquider » et pour cela engager un ensemble d’opérations (...)
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Santé - 13/11/2007
La douleur est un phénomène très présent chez les personnes âgées. Cependant, hormis les moments de douleur intense, les personnes âgées sollicitent très peu les soignants et craignent les médications qui les rendraient passives.
En effet, bien que signe certain de l’âge, la douleur est avant tout ressentie comme preuve de vie. Être en capacité d’y résister atteste d’une vitalité active.
Aussi, les médecins éprouvent des difficultés à interpréter ce silence et à évaluer l’intensité de la douleur.
La récurrence dans le discours des patients et des soignants du poncif sur « les douleurs de l’âge » marque des failles dans la considération et le traitement de la douleur.
En outre, il y a souvent des divergences d’appréciation du phénomène douloureux entre médecins et infirmiers, ces derniers étant, par leurs pratiques, plus proches des patients.
Les personnes âgées ont tendance à banaliser leur douleur ; elles préfèrent avoir recours aux antalgiques de base, évitant parfois certaines médications par crainte d’effets secondaires gênants. Le plus important pour elles et de garder une part d’autonomie et de se maintenir à domicile.
Les médicaments antalgiques peuvent être classés selon l’Organisation mondiale de la santé en trois paliers selon leur puissance d’action / leur activité.
Le niveau I concerne le paracétamol et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) tels que l’aspirine, l’ibuprofène, etc. En cas de douleur jugée faible ou modérée par un médecin, ces médicaments doivent être prescrits en première intention.
Le niveau II concerne les antalgiques opiacés faibles (dérivés « allégés » de l’opium et de la morphine) comme la codéine, la dihydrocodéine et le tramadol.
Le niveau III concerne les antalgiques opioïdes forts : la morphine et ses dérivés (péthidine, hydromorphone, etc.). Ces médicaments ont les mêmes caractéristiques et le même mode d’action que les précédents mais sont plus puissants. Ils sont utilisés en cas de douleurs intenses ou rebelles aux antalgiques de niveau II.
Pour des raisons liées au vieillissement et à la polypathologie habituelle chez les sujets âgés, les effets secondaires des médicaments et les interactions médicamenteuses sont particulièrement fréquents et il est recommandé une grande prudence dans leur utilisation.
Source : Drees. Etudes et résultats n°566.